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Monday, March 29, 2010

Alizée returns with une Enfant Du Siècle, an unexpectedly good album


Before she turned into an electro-pop diva working with some of the hypest producers around, French singer Alizée used to be a bit dull. I mean, her first singer Moi…Lolita certainly was catchy and a delicious kind of guilty pleasure, but the rest of her early-years work wasn’t my cup of tea. I can’t help but feel embarrassed by the atrocious lyrics of J’en ai Marre (from her second album) or slightly perverted watching the video for Gourmandises. Paedophilia much?! Anyway. Despite a more credible third record (Psychédélices, released two years ago) written with prestigious French authors and her former Star Academy contestant ex-husband, her career was pretty much in a bad shape. In France at least, because Alizée is a superstar in Mexico, Japan, Russia etc.
Une Enfant Du Siècle, her fourth album is a welcome change in Alizée’s ten-year long career. She’s successfully leaving her teen-pop era behind by offering a daring record made of chilled, ethereal and sometimes bouncy electro-pop. First single Les Collines (sung in French and English) is a real grower and a pretty classy piece of pop. Limelight, once a buzz track, is among the most enjoyable stuff here, as are Grand Central and A Coeur Fendre, the most up-beat songs on the record. Too bad there aren’t one or two more like these to make the album slightly more accessible to a wider audience. What Une Enfant Du Siècle lacks is a big pop track the guys from French band TTC (who produced some songs) could easily have brought. But at least the whole project sounds very consistent and well-crafted. Factory Girl or La Candida are beautifully built, giving the singer’s fragile voice a nice and comforting setting. The only let-down is the opening track Eden Eden which sounds like the soundtrack to a cheap porn movie. Mes Fantômes sounds like a great conclusion for this short-yet-never-boring album.

Let’s just say that this record is surprisingly good fresh, a real surprise coming from a singer that many thought was not capable of much more than bubbly pop. It just shows that she just needed to find the right people to work with. Re-invented as a fashionable electro artist, she might only be at the beginning of a promising new career…



This is the video for Les Collines:



Listen to the album!
Découvrez la playlist Alizée avec Alizée

Ok, après cette chronique on pourra vraiment croire que tout arrive. Si on m’avait dit qu’un jour j’écrirai du bien d’Alizée, j’aurais secoué la tête avec dédain et serais reparti écouter Roisin Murphy dans mon coin. Sauf qu’il arrive qu’un(e) artiste qui ne vous intéresse a priori pas le moins du monde prenne un détour inattendu dans sa carrière et vous surprenne pour le meilleur. Car malgré ce que mes inclinations parfois douteuses pourraient laisser penser, je n’ai jamais goûté les sucreries aux vagues relents pédophiles (voir Gourmandises et son clip invraisemblable, alors qu’elle avait 16 ans) concoctées par Mentor Farmer entre une tournée pharaonique et une chute dans l’escalier. Si Moi…Lolita demeure un très bon titre pop du début de la décennie passée, ce qui suivit était soit trop savonneux, soit complètement ridicule (J’en ai marre). Quand au dernier album, Psychédélices, paru il y a deux ans, pas de quoi se relever la nuit malgré l’implication de talents tels Jean Fauque (parolier historique de Bashung), les très bobos-branchouilles Daniel Darc, Bertrand Burgalat, ou Oxmo Puccino en option street credibility. Et aussi Jérémy Chatelain, l’ex mari ex-staracadémycien de l’ex-lolita. Mais ça, autant ne pas en parler.
Si la France semblait s’être quelque peu lassée de son idole en jupette, elle est vite devenue une excellente denrée d’exportation. Pensez-donc, les mexicains en raffolent. Mais après quelques concerts complets par-delà des océans, Alizée s’est remise au travail. Et c’est là que ça devient intéressant. Pour son quatrième album studio sobrement mais pertinemment intitulé Un Enfant Du Siècle, elle a sollicité l’aide de la pointe de l’électro branchouille française. L’écurie Institubes (à laquelle appartiennent Para One et Tekilatex du groupe TTC), Château Marmont ou encore Tahiti 80 se sont appliqués à concocter un disque d’électro mélancolique aussi éloigné du style Farmer que Jean Ferrat peut l’être de Beyoncé. Il en résulte de très beaux moments, entre rythmiques un peu éthérées et moments carrément planants, rehaussés ça et là de notes plus pêchues.
Les Collines, premier vrai single (après l’excellent Limelight qui a fait office de buzz track), propose un doux moment qui malheureusement n’est pas la meilleure carte de visite pour l’album. Mais c’est un vrai grower… A Cœur Fendre et Grand Central sont un peu plus enlevées et bienvenues dans une tracklist qui aurait gagné à comprendre un ou deux titres plus accessibles voire carrément pop pour toucher un peu plus que les fans déjà acquis et les quelques bobos parisiens frappés d’épiphanie spirituelle vis-à-vis d’une artiste autrefois méprisée. Sur ce point, il est plus que probable que les producteurs aient quelques remixes bien montés dans leur chapeau. La Candida, chantée en espagnol, et Factory Girl sont instantanément séduisantes malgré le filet de voix jamais très assuré de leur interprète et Mes Fantômes amène une conclusion satisfaisante à ce disque plutôt court, mais jamais ennuyeux, à l’exception du titre d’ouverture Eden Eden, qui peut faire peur au plus vaillant auditeur avec son synthé tout droit sorti d’un porno. Un fait exprès ?
Voilà, mon coming-out alizéen est fait. Il vous reste maintenant à me croire et à donner sa chance à cette Enfant Du Siècle, qui vaut bien mieux que les jeux de mots fânés de la diva rousse qui l’a lancée, il y a de cela dix ans déjà. Elle s’appelait alors Lo-Li-Ta.

Cet article a été initialement publié sur le blog My Tour Manager

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