Pages

Saturday, January 22, 2011

[INTERVIEW] Jenifer : "On ne m'a jamais rien imposé"


Mon histoire avec ce curieux album a commencé de manière surprenante. Un jour, j'ai reçu un mail intitulé "petite trouvaille", contenant lien pour écouter un titre de d'une "nouvelle artiste nouvellement signée, qui a bossé avec des noms pointus de l'électro-pop". Intrigué, je découvre une petite bombe pop en français, funky et au texte plutôt amusant. Sauf que la voix m'est familière. Ayant entendu parler d'un nouveau projet de Jenifer je tente ma chance auprès de mon interlocutrice au sein du label. Bingo, "Je Danse" annonce le quatrième album studio de la première gagnante de la Star Academy.

Un virage certain, étonnant, risqué mais artistiquement payant. Si les premiers tubes un peu mièvres de la chanteuse n'étaient pas plus votre came que la mienne, vous risquez de devoir vous avouer vaincus. Appelle-Moi Jen est un bien beau disque de pop française, ambitieux, à la production léchée mais jamais prétentieuse. La voix de son interprète est mieux utilisée que par le passé, et l'on n'est plus dans la performance de type staracdémicien. Plutôt dans l'espièglerie joueuse et les fausses minauderies souvent sexy. On regrette donc d'autant plus le succès très mitigé du disque (au vu de sa mise en place à 100 000 exemplaires), qui a sans doute dérouté une partie de la fan base de l'artiste. C'est peut être une bonne chose finalement.

Dire qu'on va rencontrer "Jenifer" c'est s'exposer aux blagues pas très fines de ceux qui se pensent toujours un peu plus cools que les autres. C'est aussi l'occasion de vérifier s'il y a quelqu'un au delà du livret de l'album. La réponse est sans conteste positive. Jenifer est une jeune femme d'emblée sympathique. Certes dans le cadre de la promotion d'un album c'est souvent le cas, mais on ressent une réelle implication, une envie jamais feinte de défendre son travail et surtout une chaleur sincère. Certes, le feu de cheminée qui brûlait tout près y était sûrement pour quelque chose, mais l'accueil n'est pas toujours aussi agréable.


En fait Jenifer, c'est un peu la fille avec qui l'on a une folle envie "d'enfiler des verres de vodka", comme elle le chante dans l'excellent premier single de l'album, ou de prendre un thé devant la cheminée en discutant comme on le ferait avec une bonne copine. Trente-cinq minutes, c'est court, mais quand vous les passez avec elle, il en résulte une longue discussion.

La jeune artiste s'avère en effet d'entrée de jeu charmeuse et bavarde. Comme pour justifier le compliment que je lui fais sur son album, elle se lance toute de suite dans une profession de foi sur Appelle-Moi Jen :

"Je ne savais qu'ils avaient envoyé le single comme ça, en cachant mon identité. C'est bien, ça permet de juger seulement la musique, sans a priori. J'ai voulu vraiment tenter de nouvelles sonorités et j'ai fait des rencontres pour aller au bout de cette idée-là et je ne le regrette pas, parce que c'est un son que j'espérais avoir. Des sonorités plus dansantes, inspirées des années 80. Chacun de mes albums correspond à une période particulière de ma vie et à un âge particulier aussi. Là j'avais envie de chanter quelque chose de plus espiègle, coquin, avec un petit peu plus de caractère dans la plume, de plus dansant aussi pour pouvoir créer plus d'interaction avec le public. Je pense beaucoup à la scène, pour faire une grosse fête pendant deux heures."

Pour réaliser ce disque assez étonnant de la part d'une artiste comme elle, Jenifer s'est entouré de collaborateurs pour le moins inattendus de la scène électro-hypo-cool francophone, créant ainsi une certaine surprise. Comment s'est effectué le travail autour de cet opus ?

"Il y a eu des changements dans ma maison de disques. D'abord, changement de directeur musical : Dominique Gau (on le surnomme "Dodo"). Je fais mes premiers rendez-vous avec lui une fois que je suis sortie de ma bulle (parce que moi, j'ai le besoin de me ressourcer entre chaque album, je n'aime pas fonctionner mécaniquement et proposer la même chose… bref). Je lui indique au cours de ces rendez-vous la direction musicale que je veux prendre, il est super excité et il m'encourage. Il lance des pistes de son côté, sans me dire à qui, d'abord pour les textes, parce que c'est que je lui ai demandé en premier et que j'avais envie de faire de la musique sur des textes déjà existants. Comme pour Lunatique, mon précédent album, pour lequel ce procédé avait bien fonctionné. Sauf que là, je n'avais pas de noms en tête, et je n'avais pas envie qu'il me donne les noms auxquels il pensait. Je n'avais pas envie que ça m'influence, et puis je ne fonctionne pas au name-dropping. Finalement je finis avec des collaborations de ouf, et je suis hyper flattée.

Bon je te raconte les choses dans l'ordre parce que sinon je vais t'embrouiller la tête !

On écoute aussi des choses, et je retiens "Je Danse" uniquement. La chanson m'arrive toute faite par Siméo, Chat et Florent Lyonnet du groupe Jamaica, groupe que j'ai découvert par la suite. Je connaissais mal leur univers, très différent du mien, beaucoup plus barré. J'étais vraiment très emballé par cette chanson donc j'ai dit "on la garde". Je ne sais pas vraiment si cette chanson a été écrite juste pour moi, mais en tous cas je sais qu'elle a été soumise à mon label pour qu'on me la fasse écouter. Donc j'ai envie de croire qu'elle m'était destinée.

Et là Dominique me parle d'un séminaire. Je n'étais pas très motivée… C'est trop scolaire, conventionnel, et puis cet esprit de compétition, ce n'est pas du tout mon truc. Je préfère rencontrer les gens, et si il y a un feeling on travaille ensemble. Sinon, non. Il me dit "fais moi confiance, tu vas choisir les gens avec qui tu vas partir. J'écoute alors pleins de sons différents, et je choisis Coco Royal, Feed, des gens qui avaient une culture différente, et ça a été extraordinairement enrichissant. On est partis en colo, faire de la musique, avec l'ambiance qui va avec : feu de camp, séances d'écoute le soir, on composait des morceaux ensemble, chacun donnait son avis un peu les uns sur les autres, dans un esprit hyper bon enfant.

La grosse pile de tests que j'avais sélectionnés avant de partir était jetée sur la table, dans la sélection il y avait les textes de David Verlant (dont j'étais déjà au courant) et je les ai laissés assez libre pour écrire ce qu'ils ressentaient ou pas. Il piochaient dans les textes et allaient dans leur chambre pour composer de la musique et moi j'allais de chambre en chambre pour donner mon avis "non là tu pars trop loin", je mettais mon grain de sel un peu partout. C'était assez énorme.

On ressort de ce séminaire hyper heureux parce qu'on a une trentaine de chansons. On a passé deux semaines dans cet endroit de rêve qu'est la Corse, on a eu beaucoup de chance, la maison de disques nous a loué une superbe maison avec tout pour se sentir bien et faire de la bonne musique. On a fait de la bonne musique et j'étais très très contente des rencontres que j'ai faites, et hyper charmée par les personnes qui sont venues et qui ont relevé le défi de "faire des chansons pour Jenifer" pour reprendre leurs mots. L'univers et le passé que j'avais, c'était quelques fois intéressant pour certains, et d'autres étaient motivés pour me proposer autre chose."


Personne n'a eu d'appréhension à travailler avec toi, ou a eu peur de se "griller" en collaborant avec une artiste cataloguée grand public comme toi ?

"Ils ne seraient pas partis avec moi en séminaire je pense. Ou alors ils n'auraient pas fait de démarches pour me proposer des chansons. Ce sont des personnes qui ont contacté la maison de disques, qui sont venus vers moi, que mon directeur artistique a lancé de son côté.. Voilà. Peut être qu'ils avaient une certaine appréhension, en tous cas je ne l'ai pas ressentie. Au contraire, ils étaient hyper motivés, j'étais hyper contente. Et puis je pense qu'une fois qu'ils m'ont rencontrée ils ont vu que je m'intéresse à la musique. C'est vraiment ma passion. Je pense qu'ils l'ont vu. On a vécu ensemble quelque chose d'assez intense au niveau échange musical. Ils ne trouvaient pas ce que je disais trop con non plus, ils m'écoutaient vachement, et c'est ça la richesse de ce métier, c'est l'échange. Ce qui se passe entre les artistes, c'est hyper intéressant parce qu'on vient tous d'univers différents et on s'est retrouvés dans une baraque et c'était super. On s'est bien entendus, tant mieux. Ca aurait pu très mal se passer et on aurait pu ne pas avoir de chansons et ils auraient pu ne pas être inspirés par mon personnage. Et finalement, ils l'ont été donc c'était très positif.

(elle reprend le récit commencé plus haut)

On rentre à Paris, on réécoute, je fais ma propre sélection. J'ai tenu à avoir un réalisateur sur cet album, qui a lui même opté pour un second réalisateur, qui s'appelle Pierre Guimard. Le premier c'est Pierrick Devin qui était assistant ingénieur du son sur mon premier album. On l'a testé avec "Je Danse", "testé" entre guillemets parce que je n'aime pas trop ce mot, mais en gros, c'est ça. On voulait voir où il avait envie d'aller et surtout voir s'il allait suivre la direction que j'avais envie de prendre. Il a relevé le défi avec "Je Danse", parce qu'elle était chanté par un mec à la base et qu'elle n'était pas du tout comme elle est maintenant. Il l'a amenée dans l'univers dans lequel j'avais envie d'aller, donc j'ai dit banco direct "tu fais mon album". Ensuite j'ai rencontré Pierre Guimard, qui a composé quelques titres sur l'album (Le Dos Tourné, La Vérité…). On a vraiment travaillé en trio pendant un mois et demi, très intensément, dans un studio parisien, à faire mon album alors qu'il y avait un titre qui était déjà envoyé en radio. C'était donc un pari complètement dingue. On aurait pu se planter totalement et ne pas être contents du travail. Si je n'avais pas eu ce que j'espérais avoir, je n'aurais pas sorti mon album, ou j'aurais repoussé la date. Mais je l'ai eu, j'ai réussi à l'avoir parce que ces mecs sont extraordinaires, parce qu'il y a eu l'échange qu'il fallait et qu'on s'est complétés tous les trois. On n'a pas dormi pendant un mois et demi et on en ressort les plus heureux du monde. Pierrick a aussi mixé l'album, c'était des "ateliers couture" partout, les musiciens sont passés, revenaient de temps en temps, j'ai fait venir un clavier à moi (Jean-Max Méry) pour lui faire tester certains morceaux parce qu'il y en a un (Le Dos Tourné) où je voyais bien un clavier à la Stevie Wonder… voilà c'est vraiment un album qui s'est enregistré très spontanément, naturellement. Il y a eu des rencontres, et après ça a fonctionné.

Ah oui, et une fois que l'on a enregistré quelques maquettes, j'ai rencontré les auteurs. Jérôme Attal, que je connaissais par ses bouquins, j'étais hyper content de le rencontrer, c'est quelqu'un de très attachant et bourré de sensibilité en plus d'avoir une jolie plume. Je suis très fière d e l'avoir sur mon album. Il y avait aussi Pierre-Dominique Burgaud, qui a fait Le Soldat Rose, et dont j'admirais déjà le travail… Il ont été très surpris, et charmés de la direction qu'on avait prise. Je me rend compte que ça fait un peu monde des Bisounours où tout le monde est heureux et s'aime, mais bon, c'est comme ça. Je suis vraiment très heureuse d'être allée au bout de mon idée, et sans eux je n'y serais pas arrivée. Je suis hyper reconnaissante à ces gens de s'être autant investis, notamment Pierrick et Pierre… Pierrick il vient quand même d'Adam Kesher, Cassius… tout ça c'était pas du tout son truc mais en fait c'était hyper excitant pour lui de se retrouver en studio avec moi après un nombre d'années assez conséquent… Non pas que je sois une vieille peau, mais c'était marrant de se retrouver, de faire de la musique ensemble et de le voir porter un projet comme celui-ci. Et Pierre Guimard, qui vient de Lily Wood And The Prick, d'un univers lui aussi différent, c'était super aussi.

Avec ce nouvel album, tu sors de la case purement "variété" que l'on t'a collée depuis tes début pour aller vers quelque chose de plus pop. Je fais le parallèle avec Alizée, qui a tenté un virage artistique assez fort il y a quelques mois, et que le public n'a pas du tout suivi. Est-ce quelque chose qui te fait peur?

Evidemment y'a toujours de l'appréhension. Quand on est artiste on recommence toujours tout à la case départ, encore plus dans la musique. Avec la crise du disque et le disque d'or à 50 000 exemplaires, c'est juste une catastrophe atomique. Ce métier est un métier de barrés. On essaie de ne pas proposer la même chose et de surprendre les gens avec quelque chose de nouveau. Je connais Alizée, c'est une personne très sincère, qui fonctionne elle aussi au feeling. Elle avait envie d'autre chose, elle a bien fait d'y aller, et c'est à double tranchant. C'est un métier risqué où rien n'est jamais acquis. C'est pas une fille qui fonctionne mécaniquement, et moi non plus. On n'est pas des girly et on ne va pas chanter toute notre vie "Moi Lolita" et moi "Au Soleil". Je me ferais chier et je pense que j'en ferais chier plus d'un. Et puis ça ne m'intéresse pas. Ce qui m'excite c'est de proposer quelque chose de différent, d'aller ailleurs, de tenter des choses, de faire des rencontres. C'est ça qui est enrichissant dans notre métier. C'est pour ça que je l'aime.
Donc après, c'est à double tranchant. Oui j'ai peur, et en même temps je ne regretterai pas. Je choisis depuis le début tout ce que je fais.


Evidemment, on est tenté de revenir sur l'émission qui a révélé Jenifer alors qu'elle avait à peine 18 ans. La fin de l'année 2010 a vu la sortie d'albums des trois premières gagnantes de la Star Academy (Jenifer, Nolwenn Leroy et Elodie Frégé). Chacune a a connu une belle évolution depuis sa sortie du Château et s'est épanouie dans un genre qui lui est propre. Cependant, dans le cas de Jenifer, on a l'impression que cette évolution s'est fait moins rapidement que celle de ses deux collègues. Si Nolwenn et Elodie on semblé vouloir effectuer un virage à 180° après leur premier album (imposé par le label et écrit avant même la désignation du gagnant?), la niçoise n'a pas autant cherché à se démarquer du style de son premier album, du moins pas de manière flagrante.

Alors tout d'abord l'album n'est pas imposé. On choisit. C'est vrai, les chansons sont prêtes et si on n'a pas envie de les chanter, on a le choix ! Quand on sort de la Star Ac, ça va super vite. On est gagnante, on est contente, hop on a l'occasion d'enregistrer un album, on choisit les chansons relativement vite, c'est vrai. Moi je savais que j'avais envie de faire de la pop, je voulais des guitares, donc je l'ai dit dès le départ parce que sinon on m'aurait fait partir dans autre chose. C'était prévu. On voulait me faire danser, me faire faire quelque chose d'encore plus léger que ce que j'avais proposé. Et en même temps ma maison de disques m'a soutenue. On ne m'a jamais rien imposé.

Mon évolution a été plus murie. On grandit, on fait des rencontres. Quand on sort de la Star Ac on ne connait pas un chat, on sait juste qu'on a envie de chanter. On est des pauvres meurs qui rêvent de chanter et d'en vivre. Moi, au départ, je ne voulais même pas être connue. Je voulais chanter et je pensais que c'était très éphémère et j'y ai pris goût une fois que je me suis retrouvée sur scène et que j'ai vu des gens chanter mes chansons. Ca m'a encouragé à vouloir continuer à enregistrer des albums. Sinon, j'aurais arrêté, ç'aurait été bouclé.

Maintenant j'essaie d'aller au delà de la Star Ac et ce sont ces rencontres qui m'apportent énormément de choses. Que ce soit Nolwenn, Elodie ou Jenifer, on évolue. Après, je ne sais pas si c'est le bon sens, mais en tous cas, oui, il y a du changement. On a dix-huit balais quand on sort de là ! On n'a pas envie de défendre les mêmes chansons quand on en a vingt-huit. J'attends l'amour, je ne l'aurais pas chantée maintenant. Je suppose que c'est exactement la même chose pour Nolwenn et Elodie.

Ce que j'aimerais, c'est grandir avec les gens grâce à qui je suis "née" et essayer d'avoir d'autres personnes aussi. J'ai envie que ma musique soit écoutée par un maximum de gens, mais je n'ai pas de "cible", si ce n'est que je n'aime pas les virages raciaux. Je pense que ça m'aurait vachement bridée, et que ça m'aurait empêché de faire les tournées que je fait. Sans compter que ça m'aurait nui. Je suis très lucide sur ça. Mais en même temps, je me retrouve dans mes chansons. Je ne vais pas faire des chansons pour que ça marche. Disons plutôt que je vais es chansons pour que ça marche, mais pour me faire plaisir aussi. On essaie de trouver le juste milieu, et c'est pour ça qu'il y a du changement au fur et à mesure.

L'étape suivante pour Jenifer, ce sera la scène. Pour coller à l'image dynamique et sexy de l'album, elle a déjà quelques idées qui risquent de surprendre les fans comme les sceptiques.

J'y pense tout de suite, pendant l'enregistrement. La scène, c'est hyper important. Moi, c'est mon moteur et c'est pour cela que je fais ce métier. Mes envies passent d'abord par la mise en scène. J'ai réussi à avoir le metteur en scène que je voulais, à savoir Cyril Houplain. Il déborde d'idées, il a travailler avec beaucoup d'artistes (on se souvient notamment de sa collaboration avec Zazie sur la tournée "Zazie sème la zizanie", mais aussi avec -M-, ou le soldat Rose). Il a un talent monstrueux et une palette énorme. C'est un génie pour moi, je l'adore et je suis très flattée de travailler avec lui.

Cette tournée, ce sera un spectacle. Il y aura beaucoup d'interaction avec le public, de jeu descente et d'interprétation, tant de ma part que de celle des musiciens. Ce sera très coloré. Cyril est venu me voir en studio pendant l'enregistrement de l'album, je lui ai fait écouter les ébauches d'idées qu'on avait, il a été très surpris alors qu'il était un peu sceptique. A l'écoute finale du disque il avait déjà des idées qui fusaient dans tous les sens. Il n'y a rien de très concret pour le moment mais en tous cas c'est un spectacle qui va évoluer en permanence.

A l'inverse de la tournée précédente, celle-ci commencera par de petites salles avant d'attaquer les Zéniths, ce qui semble rassurer Jenifer, qui aime les salles "qui ont une âme". Reste à savoir si les salles de grande capacité se rempliront aussi facilement qu'avant. Si l'on en croit les chiffres de vente décevants de l'album, on peut se le demander.

1 comment:

ally said...

je t'aime pour avoir fait le parallèle sur la question avec alizée, j'y avais trop pensé ! merci :)